15.02.2008
Demi-sommeil
En attendant d’ouvrir son blog dédié, le Sillon 04 est actif sur le site de campagne pour les municipales de la liste « Manosque, c’est Vous ». Ne perdons pas contact.
15:30 Publié dans MUNICIPALES | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Manosque 2008, MUNICIPALES MANOSQUE, Manosque, c’est Vous
17.12.2007
Bali, soit-il ...
2010. C’est bientôt.
A ce moment-là, selon l’ONU, on devrait compter près de 20 millions de réfugiés climatiques. Et ce n'est qu'un début.
En dehors des questions environnementales qui, si elles étaient traitées demain autrement qu'à doses homéopathiques, mettraient un temps indéterminé à avoir des effets concrets, si rien n’est fait aujourd'hui pour ces réfugiés, notamment en matière de statuts, comment gérera-t-on la situation ?
Après le rapport Stern , l’Agence des Nations unies pour les réfugiés, l’ONU et la Commission européenne «réfléchissent» sur le sujet. Le GIEC, (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) prix Nobel de la Paix 2007 avec Al Gore, a indiqué qu’il était préférable d’agir et d’investir aujourd’hui, pour éviter de futures dépenses militaires et policières engagées pour contenir émeutes, révolutions et mouvements migratoires. Pas faux.
Sauf que, cynisme ou empathie ultralibérale oblige, la question des Droits de l’Homme n’a d’importance aux yeux des experts que parce qu’elle a un «coût» économique.
Et pendant ce temps-là, encore plus près d’ici, à Manosque, la municipalité sortante projette d’agrandir encore la Zone d’Aménagement «Concerté» par un projet de 25.000 m2 baptisé «Village Provence», commerces et distractions massives assurés (!). Le tout sans se préoccuper le moins du monde d’un centre ville laissé à l’abandon, ni des zones arboricoles, ni d'un aménagement du territoire à échelle humaine. La raison économique étant opposable à tout débat digne de ce nom, l'honneur des promoteurs immobiliers est sauf.
Les conditions financières ?
- Trop facile : yf@stonemarket.fr ou 01.41.10.40.00
Livraison : 2010, quoi qu’il puisse en coûter …
Note précédente sur la ZAC
A propos, et puisque nous en sommes là, pourquoi ne pas recommander un livre «pour les fêtes». Il s’agit de belles photos prises aux Maldives, en Alaska ou au Tchad en passant par la Chine, le Népal ou les Etats-Unis et montrant le «désarroi» d’hommes et de femmes poussés à l’exil (couverture en début de note). La prise de conscience est invoquée, au cas où.
Titre : Les Réfugiés Climatiques
Auteur : Collectif Argos
Editeur : Infolio
Prix : 37 €
ISBN-13: 978-2884740371
00:05 Publié dans ACTUALITES | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Réfugiés climatiques, Bali, Camargue, Manosque
23.11.2007
MoDem des Alpes de Haute Provence
Conscient des enjeux et de l’intérêt général, le Mouvement démocrate se prépare à présenter aux habitants des Alpes de haute Provence des alternatives concernant leur vie quotidienne dans le cadre des prochaines élections locales. Un certain nombre de questions économiques, sociales ou relatives à l’aménagement du territoire, à la préservation des services publics, à l’environnement ou aux transports peuvent et doivent être traitées par les collectivités territoriales et leurs élus. C’est ce à quoi se prépare activement le Mouvement démocrate.
C’est dans cette perspective, par souci d’efficacité, que celui-ci a réorganisé partiellement son Bureau provisoire.doc et a désigné Mme Marie Chantal PICARD pour occuper la fonction de Présidente Coordonatrice.
Elle seule a désormais pour tâche de relayer les informations entre les instances nationales du Mouvement démocrate de François Bayrou et le département des Alpes de haute Provence.
Elle seule est habilitée à communiquer autant que de besoin avec les médias locaux qui contribuent à leur manière à la cohésion sociale du département des Alpes de Haute Provence.
Disponible et consciente de ses responsabilités, Mme PICARD recevra vos appels au
06 80 05 84 61
ou vos messages à l’adresse suivante :
«Mouvement démocrate des AHP» 17, rue Manuel - 04400 Barcelonnette
picardmc@aol.com
10:10 Publié dans MUNICIPALES | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MODEM, MANOSQUE, ALPES de HAUTE PROVENCE
07.10.2007
Comment plaire au MoDem ?
Les tentatives de séduction vont bon train. On connaît les talents de notre président de la république dans ce domaine et le suffrage universel lui a malheureusement donné les moyens d’en faire succomber plus d’un. A un point tel que les membres de son propre parti, l’UMP, en mesurent les inconvénients et s’interrogent sur le sens de leur engagement derrière un chef de file omniprésent.
Pas besoin de rappeler ici que son statut de chef d’Etat (articles 8 et 13 de la constitution) lui donne une capacité de nomination étendue (pas suffisamment à son gré, puisqu’il se charge d’outrepasser ses prérogatives au mépris d’une séparation des pouvoirs bien comprise).
Au plan local, la pratique de la séduction fait des émules, même si les séducteurs n’ont rien d’attirant ni rien pour attirer. Ainsi à Manosque, le moindre des petits notables s’y essaie.
La Provence du 6 10 2007.doc
Le Mouvement Démocrate est une cible idéale et les artifices utilisés sont de plus en plus nombreux pour conquérir un électorat qui a pourtant récemment exprimé sa lassitude à être périodiquement sollicité dans le seul but de satisfaire des ambitions personnelles sans intérêt pour la collectivité.
Avant de mettre en place un projet pour la Ville, nos apprentis séducteurs, s’en vont donc à la conquête de fiefs encore inconnus sans trop bien savoir ce qu’ils pourront en ramener, ni à quel niveau ils seront en mesure d’élever le débat qui s’annonce pour les prochaines élections municipales.
Ce faisant, ils placent le verbe «Avoir» avant le verbe «Etre» sans savoir que, précisément l’originalité du Mouvement Démocrate consiste à commencer par le commencement : à «Etre» avant «d’Avoir» et d'avoir été.
Sans jouer vraiment sur les mots, le moindre des experts comptables devrait au moins savoir qu’il est impossible de se constituer un «avoir» sans investissement préalable. Il pourrait même être tenté de renoncer tout à fait à cette opération s’il lui venait à penser que s’investir en politique présume un certain renoncement à soi-même. En serait-il capable ?
D’anciens centristes qui pourraient n’avoir de conviction que l’étiquette, sont prêts à succomber à la tentation pourvu que le séducteur sache leur prédire un avenir aussi radieux qu’avantageux. Ils ne sont pas très exigeants.
Il faut donc rappeler que le timing du MoDem à Manosque est le suivant :
1. Concrétiser sa structuration interne en veillant à préserver ses valeurs fondatrices et son INDEPENDANCE. 2. Travailler sur un projet : en connaître la nécessité, le coût et la faisabilité. 3. Constituer des équipes opérationnelles capables de satisfaire l’intérêt général de façon réaliste. 4. Viendra alors le temps où il sera possible de confronter les projets et d’apprécier la qualité des personnes susceptibles de les mener à bien.Avant d’inviter le Mouvement Démocrate à sa table pour lui faire inconsidérément du pied, les séducteurs manosquins devraient se pencher sur d’autres questions plus terre-à-terre. Comme celle-ci :
Manosque : 20.000 habitants (environ) ; Médecins généralistes : 20 (environ) ; Libraires : (4, à tout casser) ; Experts comptables : 25 (environ) ; Coiffeurs et apparentés : 40 (hors service à la personne)….. Pourquoi ?La question n’est pas sans intérêt si on ne veut pas "ennuyer" gratis.
20:20 Publié dans MANOSQUE | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MoDem, Séduction, Indépendance, Intérêt général, Projet, Manosque
08.08.2007
ZAC’ résidences
La ZAC de Chanteprunier à Manosque repose sur une hypothèse : ITER.
Autant que :
- Sur une ambition sans doute démesurée et de toute façon irréaliste : faire de Manosque un pôle économique régional, entrant en concurrence avec Aix et Marseille. Notamment.
- Sur un non dit (ou pire, une inconscience majeure) : faire de Manosque, de façon irréversible, une cité dortoir au mépris de toute autre considération d’ordre environnementale et sans égard pour les commerces du centre ancien ni pour les riverains.
Tant et si bien que dans le cadre des prochaines élections municipales, la ZAC est d’ores et déjà devenue l’épicentre de légitimes ressentiments.
Lorsqu’en 2005, J. Chirac annonçait que la France allait «battre» le Japon et obtenir que la construction du réacteur expérimental ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor) soit implantée à Cadarache, faire valoir économique de la ville, tout le monde, à juste titre, s’en est félicité. A commencer par les gestionnaires territoriaux trop heureux de pouvoir utiliser cette nouvelle pour justifier de projets hors de proportion pour une agglomération de 20 000 habitants (26 350 dans le cadre de la communauté de communes Luberon - Durance - Verdon).
La perspective créée a fait exploser le marché de l’immobilier. Pour ne pas être en reste, les élus locaux se sont mis en tête d’aménager le territoire. A leur façon.
Sur le plan scientifique, le professeur Masatoshi Koshiba, prix Nobel japonais de physique, remet en cause le bien-fondé du projet de Réacteur thermonucléaire «ITER». Le prix Nobel de physique 2002 estime qu'ITER ne remplit pas «un certain nombre de conditions, à savoir la sûreté et les coûts économiques», pour s'affirmer comme une prochaine source d'énergie quasi inépuisable. (TOKYO -AFP - le 30-01-2004)
Pour Claude Allègre (L'Express – le 30-05-2005) «L'installation à Cadarache du réacteur à fusion nucléaire est une mauvaise nouvelle pour notre recherche.» (…) Surtout pour la Provence, «où les hommes politiques, fiers, ignorants et naïfs, sont persuadés qu'ITER va leur apporter richesse, prospérité et prestige !… Malheureusement, rien de tout cela ne se produira : ITER saignera à blanc les collectivités locales et affaiblira encore un peu plus le budget de la recherche française.»
Pierre-Gilles de Gennes, prix Nobel de physique 1991, a quant à lui atomisé le réacteur ITER dans les Echos, le 12 janvier 2006. Extrait : «Je trouve que l'on consacre beaucoup trop d'argent à des actions qui n'en valent pas la peine. Exemple, la fusion nucléaire. Les gouvernements européens, de même que Bruxelles, se sont rués sur le réacteur expérimental ITER, sans avoir mené aucune réflexion sérieuse sur l'impact possible de ce gigantesque projet. Quoique grand défenseur des grosses machines communautaires, et ancien ingénieur du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), je n'y crois malheureusement plus, même si j'ai connu les débuts enthousiastes de la fusion dans les années 1960.»
Symptomatique aussi qu’au cours des deux dernières campagnes électorales, pas un mot n’ait été prononcé sur un projet dont on aurait pu s’enorgueillir à bon compte devant les électeurs. A moins que le sujet ne soit devenu tout à coup épineux.
Evidemment, tout cela ne prouve rien.
Reste que dans le meilleur des cas, pour produire vraiment de l'électricité, il faudra attendre entre 35 et 50 ans. Quant aux chercheurs Iteriens, ils ne devraient, au mieux, entrer en phase active qu‘en 2015.
Alors pourquoi avoir été aussi pressé pour aménager une zone en dépit du bon sens, de l’esthétique et des équilibres à trouver entre centre ville et périphérie ? Pour faire plaisir aux promoteurs ? Pour doper virtuellement le bassin d’emplois de Manosque et de ses environs ? Pour dynamiser le tourisme et l’identité d’une ville qui encense en permanence Jean Giono, apôtre d’une nature cosmique et généreuse ?
La municipalité de Manosque et la communauté de communes à laquelle la ville est rattachée doit maintenant digérer ses erreurs : «assumer la responsabilité et le risque financier de l’opération», assumer le fait d’avoir choisi un passage à la hussarde et la précipitation pour parvenir à des fins incertaines.
L’association Chanteprunier, regroupant habitants et propriétaires des terrains concernés dans les quartiers Bas St-Lazare, Embarrades, Chanteprunier et Moulin Neuf a donné son avis sur ce projet :
- prématuré par rapport à l’accroissement futur de la population sur les 15 ans à venir
- démesuré quant aux superficies envisagées
- contestable sur le plan environnemental
- dommageable pour l’activité marchande du centre ville (sur l’ensemble du territoire communal, la plupart des ratios surfaces totales/nombre d’habitants sont déjà supérieurs aux moyennes nationales)
De fait, ce qui est particulièrement remis en cause est la partie «zone commerciale» de cette zone d’aménagement concerté.
La création de l'école internationale et du nouvel hôpital sont vraisemblablement les seuls côtés positifs que l’on pourra retenir de cette opération mal ficelée et «imaginée» à partir de l’hypothèse «ITER».
Mais qu’adviendra-t-il si d’aventure, les chercheurs étrangers refusaient de venir habiter dans cette zone si peu résidentielle ou si, pour une raison ou une autre, il n’était plus nécessaire de faire appel à eux ? Devrait-on alors envisager de transformer les logements construits en cités HLM susceptibles de désengorger les grandes villes de la région PACA ?
Dans ce cas, les retombées d’ITER seraient effectivement incommensurables.
L’association « Chanteprunier » a un site internet :
http://antizac.free.fr/association_ZAC_manosque.html
10:35 Publié dans MANOSQUE | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ZAC, MANOSQUE, ITER, IMMOBILIER







