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31.10.2007

In memoriam

212d59205f04b79a9a15e78bcf89e2ff.jpg Mourir pour des idées.
(Paroles et Musique : Georges Brassens 1972)

«Mourir pour des idées, l'idée est excellente
Moi j'ai failli mourir de ne l'avoir pas eu

Car tous ceux qui l'avaient, multitude accablante
En hurlant à la mort me sont tombés dessus
Ils ont su me convaincre et ma muse insolente
Abjurant ses erreurs, se rallie à leur foi
Avec un soupçon de réserve toutefois
Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente,
D'accord, mais de mort lente»


En l’occurrence, ce ne sont pas tant les idées qui sont en cause, mais ceux qui prétendent les véhiculer.
Ils en changent comme de chemise sans prendre la peine de vérifier si elles sont à leur taille. Des fois, on dirait même qu'ils les ont volées.
C'est le côté "anar" de Brassens, que de ne pas avoir voulu le souligner. Ce faisant, il a peut être jeté un peu vite le bébé avec l'eau du bain.


Idem pour une autre chanson intitulée «Sauf le respect que je vous dois»

«Si vous y tenez tant parlez-moi des affaires publiques
Encor que ce sujet me rende un peu mélancolique

Parlez-m'en toujours je n'vous en tiendrai pas rigueur
Parlez-moi d'amour (conviction ?) et j'vous fous mon poing sur la gueule
Sauf le respect que je vous dois »

Mais peut-on en vouloir vraiment à l'oncle Georges d'avoir fini par ne plus y croire ?
Comme tant d’autres qui perdent peu à peu leurs illusions au grand dam de tous les spin doctors chargés du look et de la promo des quémandeurs de mandat, sans conviction.

28.10.2007

En attendant, ... au Darfour

Abus de langage : ACCUEILLIR n’est pas ADOPTER.

Question de géographie : le Tchad est une base arrière pour les réfugiés en provenance du Soudan et «déplacés» par «l’insécurité» qui règne au Darfour.
Question diplomatique n°1 : quelles sont les relations entretenues entre le Tchad et le Soudan ?
Question diplomatique n°2 : comment peut-on ignorer la complicité de la Chine dans le génocide du Darfour ?
Question diplomatique n°3 : quelle est la réalité de l’implication européenne dans le règlement de ce conflit compte tenu notamment du fait que les droits de l’enfant sont en jeu et que les rapports auxquels ils donnent lieu sont quasi confidentiels ?

Maladresse énorme : l’Arche de Zoe a de facto décrédibilisé l’action des ONG sur le terrain, (rajouté le 28/10 à 15h04 : et pris le risque d'être accusée de ce qu'elle condamne). Du même coup elle aura peut-être réveillé les consciences. Quoique …

Conséquence immédiate : des otages sont retenus par le gouvernement tchadien. Ils pourront dans quelques temps (?) faire l’objet de «tractations à la lybienne».
Conséquence secondaire : les familles qui étaient prêtes à ACCUEILLIR des enfants en danger sont soupçonnées, voire accusées de tous les vices et de toutes les perversions. (Témoignages)

Hypocrisie n°1 : le gouvernement français n’a rien pu faire pour empêcher l’Arche de Zoé de passer à l’action, alors qu’il était au courant de tout.

Hypocrisie n°2 : le gouvernement français s’indigne ouvertement de l’action menée par l’Arche de Zoé au prétexte qu’il n’y a pas de convention signée entre le Tchad et la France, pour règlementer l’adoption alors qu’il s’agit d’accueil et de mise en sécurité des mineurs en danger.

Hypocrisie n°2bis : il n’y aurait pas de certitude quant à l’état d’abandon de ces enfants (Un parent pourrait ainsi réclamer son enfant à condition de se soumettre à un test ADN ?!!)

Hypocrisie n°3 : s’indigne-t-on et dénonce-t-on aussi souvent que nécessaire les «dérives» ignobles liées à l’adoption internationale telles que : la vente d’organes prélevés sur des enfants soustraits à leurs parents (Rapport du conseil de l’Europe - juin 2003) ou vendus par eux (Assemblée générale ONU –juin 2000) (Brésil ; Chine ; Turquie etc.…), le commerce lié à l’adoption internationale (délivrance de faux certificats et autres tractations), les passes droit accordés aux familles adoptantes suffisamment «bien placées», les réseaux pédophiles,… etc, ect.

- En attendant que toutes les conditions diplomatiques et administratives soient réunies pour permettre aux ONG de ne pas rester inactives;
- En attendant qu’une nouvelle conférence soit organisée par le colonel Kadhafi. Celle qui s’est tenue aujourd’hui (27 octobre 2007) a donné le résultat suivant : « SYRTE (AFP) - La réunion sur la paix au Darfour s'est ouverte samedi en Libye sur un constat d'échec de Mouammar Kadhafi, en l'absence des principaux groupes rebelles, et malgré l'annonce d'un cessez-le-feu unilatéral du gouvernement soudanais dans ce conflit »;
- En attendant que les vœux pieux de Bernard Kouchner "souhaitant l'établissement d'un "couloir humanitaire" au Tchad pour permettre aux secours d'être acheminés", ...... soient exaucés pour la plus grande gloire de son mentor élyséen;
- En attendant les attendus et les arbitrages qui ne tarderont pas à être rendus;
- En attendant que les bonnes volontés se manifestent désormais quand ce sera le moment, il faudra, au nom du droit et de la diplomatie internationale, surtout bien se garder d’intervenir pour sauver la vie de milliers de personnes !!!

25.10.2007

J’ai mal à ma France.

Merci à Philippe Launay pour l'information qui suit :

" Aujourd’hui 25 octobre 07, une nouvelle de plus tombe par l’intermédiaire des médias :
Un couple de sans papiers moldaves a été emprisonné pendant 19 heures avec son enfant de trois semaines.
Après la décision initiale du juge des libertés, le 19 octobre, les deux Moldaves et leur nourrisson a été abandonnés en pleine rue avec leurs effets personnels".


Au-delà de la souffrance ressentie par ce couple et son enfant, moldave ou pas ; au-delà de la haine qu'il serait sain d'éprouver dans ces circonstances et qui ne saurait se satisfaire de la seule indignation ;
Au-delà de la honte, de la douleur et de l'humiliation, il y a un sentiment impossible à nommer tant il est à vomir. C’est l’utilisation du principe de démocratie pour justifier toutes les postures qui escamotent, manipulent, esquivent et escroquent.
Utiliser à toutes les sauces le qualificatif de «démocrate» pour cacher ses arrières pensées ou son incompétence à assumer sa condition humaine, ça n’a décidément pas de nom.
"J'ai mal à ma France" est un cri du cœur que je partage avec celles et ceux qui ne sont pas contaminés, qui refusent le formatage.

" Aujourd’hui 25 octobre 07, une nouvelle de plus tombe par l’intermédiaire des médias :
Un couple de sans papiers moldaves a été emprisonné pendant 19 heures avec son enfant de trois semaines.
Après la décision initiale du juge des libertés, le 19 octobre, les deux Moldaves et leur nourrisson ont été abandonnés en pleine rue avec leurs effets personnels.

Est-ce que cela a été jouissif pour les forces de l’ordre d’agir ainsi ? Est-ce la politique que l’on veut établir dans notre pays ?
Est-ce que ce pays va nourrir la haine de l’étranger prétextant que celui-ci est la source de tous les maux de notre pays ?
Vous les biens pensants, vous pouvez dormir tranquille, l’état veille, le métèque n’a plus qu’à bien se tenir, tous vos problèmes vont être résolus!!!
Mais enfin, va t’on se résigner ? Allons-nous accepter de voir notre pays renier ses valeurs issues de l’époque des lumières, de la révolution française ?
Ne savons-nous plus régler nos problèmes de façon pragmatiques tout en étant efficaces ?
Allons-nous devoir avoir à rougir d’être français ?

«Mais mon cher Monsieur, les français ont voté, c’est la démocratie». Diantre oui, c’est la démocratie, il est arrivé plus d’une fois dans l’histoire que les peuples usent mal de leur démocratie, l’exemple le plus caricatural est l’avènement d’Adolphe Hitler par les urnes.

- Quand un peuple se laisse bercé dans un populisme latent il y danger.
- Quand un peuple renie ses valeurs humanistes, il y a danger.
- Quand il y a danger les femmes et les hommes libres ont le devoir de le dénoncer, de résister, de se lever.
- C’est notre devoir pour notre génération future.
- Et personnellement j’ai décidé de me lever.

Hier on plaçait l’étoile jaune sur une frange de la population dérangeante, on l'accusait de tous les maux du monde, elle était malhonnête, elle piquait le boulot du bon français, elle était un danger pour notre société,... ça commence comme ça et ensuite ?
Demain la «nouvelle étoile jaune» sera informatique et le métèque sera maté, formaté, à coups d'ADN et autres inepties.

Mais qui sera ce «métèque» de demain ?

J’en appelle à toutes les mères et grands mères de France, les "biens françaises" : mettez vous cinq petites minutes dans la peau de cette mère moldave emprisonnée avec son bébé et imaginez ce qui pourrait vous venir en tête.
Puisque vous avez franchi le premier pas, continuez et posez vous les bonnes questions pourquoi cette personne est venue en France ?
Je ne dis pas que nous devons au nom de la misère planétaire «accepter toute la misère du monde» je demande à ce qu’on arrête de faire croire qu’en créant des lois malsaines, inhumaines, indignes de l’image que l’on voudrait donner de notre pays, que tous les problèmes chez nous vont être résolus.

Alors français, regardez bien la vraie rupture qui est en train d’être créée ici, une France frileuse et intolérante contre un France tolérante et humaniste, plus rien à voir avec le clivage « droite gauche » si on y prend garde cette France risque de s’affronter avec « l’autre France » c’est ainsi que commence les conflits de sociétés et peuvent aboutir au pire, pas besoin d'être prophète, il suffit de regarder l'histoire du monde.

Qui sera le Dreyfus du début du vingt et unième siècle ?

J’ai mal à ma France, de la voir ainsi tombée dans une déchéance éthique, ce n’était pas suffisant d’être un pays vieillissant, endetté jusqu’aux coups, ne sachant plus innover, n’étant pas capable de préserver ses entreprises, même pas sa propre culture, que va t-il lui rester ?
Même pas sa dignité ? "

Philippe Launay

20.10.2007

Cap 96,

... cap fixé par François Bayrou en 1996 :

Extrait :
« (…) La nécessité de mettre de la volonté politique là où il n’y a que la fatalité du marché, … de créer une société de confiance et de solidarité. … Non que nous devions considérer le libéralisme comme quelque chose à rejeter, … Mais si le marché pose de bonnes questions, c’est nous, je veux dire les démocrates, qui devront apporter les réponses et pas le contraire. … La nécessité que Jean Arthuis a signalée, d’organisations internationales puissantes pour essayer de réguler, je vais aller plus loin, pour essayer de corriger le marché, c’est l’explication de notre engagement en politique. Pourquoi serions-nous là, si c’était pour laisser faire et pour laisser aller ? …

Nous voulons former une force politique nouvelle. Nous voulons que cette force politique au lieu d’être dirigée du sommet contre la base, accepte d’associer la base à sa réflexion et à sa décision, … que la vérité ne tombe pas toujours d’en haut, décidée par le sommet au nom d’une science qui serait une espèce de monopole, qu’elle soit le bien commun. (…) »


Vidéo-note de Quitterie Delmas :
Perspectives du MoDem


Textes servis & réflexion proposée sur le site de Frédéric Lefebvre Naré : "France Démocrate"

1 «Bayrou : "Faire naître une société de confiance"»
A lire aussi :
2 «Du "centre" au projet démocrate»

France - Argentine

En observant la main qui se trouve sous le ballon, y-a-t-il essai sur ce coup là ? Pas certain.
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De toute façon l’équipe de France a très bien appliqué les consignes données avant tournoi au centre de Marcoussis par l’entraineur en chef de l’équipe de France. «Faites comme moi !», avait-il demandé.
C’eut été dommage pour les Argentins (Riendo A Carcajadas) que l’équipe de France ne suive pas ce conseil présidentiel !

18.10.2007

Expliquez-vous JM Cavada

Selon le journal Les Echos, "« le député européen Jean-Marie Cavada n'a pas exclu, vendredi (dernier), de rejoindre le gouvernement, tout en précisant qu'il faudrait « voir dans quelles conditions »".

Personne ne comprendra que l’on puisse aujourd’hui «aider» un gouvernement profondément méprisant de toute éthique. Prétendre que les tests ADN peuvent résoudre le problème de personnes déracinées ; parler de «solitude poisseuse» à propos de pauvreté tout en pensant très fort à ses propres déboires conjugaux, en sont les derniers exemples.
Accepter de faire parti d’une commission gouvernementale aujourd’hui, c’est accepter de perdre son temps en connaissance de cause et faire définitivement fuir des électeurs convaincus que l’absence totale de compromission est la seule règle d’or à suivre par une nouvelle, mais encore hypothétique, génération politique.

On aura pu éventuellement comprendre que les premiers «centristes» aient pu en leur temps être tentés par un strapontin offert au nom de l’ouverture. Ils pourront toujours dire qu’ils se sont trompés ou que, pressés de s'asseoir, ils étaient trop prêts de leurs "intérêts personnels" pour résister à la tentation.

Accepter de jouer un rôle de conseil auprès de l'actuel gouvernement, aujourd’hui, si minime soit-il, c’est non seulement pratiquer une IVG sur un Mouvement Démocrate en voie de gestation, mais c’est aussi se priver définitivement de toute crédibilité.
De plus, personne n’aura la naïveté de croire que JM Cavada raisonne en terme d’intérêt général.
L’intérêt général passant par le respect de soi-même et des électeurs, JM Cavada ferait bien d’y réfléchir à deux fois ou de mettre un terme à la rumeur, si s’en est une.

Réformes

Au moment où les luttes sociales sont artificiellement masquées ...
Au moment où le patronat masque ses caisses noires destinées à financer les candidats de Droite aux Elections Présidentielles, en expliquant qu'en fait ces fonds servent à arroser les syndicats de salariés depuis toujours...
... il serait de bon ton, peut-être, de se rappeler ou prendre connaissance de ce qui suit :


Extrait du programme social du Conseil National de la Résistance

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Source
(…)
5) Afin de promouvoir les réformes indispensables :

a) Sur le plan économique :
• l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ;
• une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l’image des Etats fascistes ;
• l’intensification de la production nationale selon les lignes d’un plan arrêté par l’Etat après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;
• le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques ;
• le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales ;
• le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie.

b) Sur le plan social :
• le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l’amélioration du régime contractuel du travail ;
• un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;
• la garantie du pouvoir d’achat national pour une politique tendant à une stabilité de la monnaie ;
• la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale ;
• un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État ;
• la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier ;
• l’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l’expérience de l’Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu’aux salariés de l’industrie, par un système d’assurance conte les calamités agricoles, par l’établissement d’un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d’accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d’un plan d’équipement rural ;
• une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;
• le dédommagement des sinistrés et des allocations et pensions pour les victimes de la terreur fasciste.
(...)

d) La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires.

En avant donc, dans l’union de tous les Français rassemblés autour du C.F.L.N et de son président le général De Gaulle !
En avant pour le combat, en avant pour la victoire afin que VIVE LA FRANCE !
LE CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE

Merci à Daniel Bessolo pour ce rappel historique et d'actualité.

14.10.2007

C’est quoi c’t’arnaque ?

Nous avons tous manqué de vigilance orange. La politique spectacle a presque réussi son coup. Comment ?

En avançant la date des élections municipales, au mois de mars 2008, derrière l’écran de fumée des événements sportifs, des lois "ADN", "Franchises Santé", des minis traités européens et autres tribulations chez Bush, Poutine ou Kadhafi, nous risquions d’être paralysés, anesthésiés, immobilisés. A très court terme, c’est presque réussi.

Personne ne s’est inquiété de l’infaisabilité des votes budgétaires intervenants après (ou au même moment) que de nouvelles équipes municipales aient été mises en place. Pourtant les budgets communaux ne sauraient être réputés équilibrés et sincères sans un certain nombre de documents tel que la Dotation Globale de Fonctionnement (DGF) par exemple, documents délivrés par les services de l’Etat dans le courant du mois de mars.

Si tel devait pourtant être le cas (vote des budgets primitifs avant que les nouvelles équipes municipales soient mises en place), les fonctionnaires seraient aculés à faire au moins deux fois le même travail de préparation budgétaire et dans des délais qui ne leur permettraient probablement pas de travailler plus pour gagner plus.
Alors, heureux les fonctionnaires ?

Si tel devait être le cas les contrôles budgétaires a postériori par les Préfectures confineraient à l’absurde et à une inefficacité redoutable.
Quelle sera la réaction des Préfets qui pourraient être tentés de se faire un peu mieux respectés par leur employeur ?

Sans parler de la Cour des Comptes qui serait vraisemblablement saisie de façon quasi hystérique à propos d’anomalies volontaires ou dues à des excès de précipitation.
On en passe sûrement. Et des meilleures…

Reste que techniquement, les nouvelles et futures équipes municipales ont tout intérêt à se familiariser dès aujourd’hui avec la pratique des budgets supplémentaires et des décisions modificatives.

Reste que juridiquement, il me semble que des recours devraient pouvoir être déposés auprès du Conseil Constitutionnel et/ou du Conseil d’Etat pour que les élections municipales aient lieu après le vote des budgets primitifs.. Après le mois d’avril, pour être sérieux.
Aboutiraient-ils ? Rien n’est moins sûr, mais au moins aurait-on réagi, même tard, pour tenter d’éviter l’arnaque.

Sur le plan de la stratégie politique qui nous est imposée, on ne peut sans doute pas faire grand-chose, sauf à comprendre pourquoi, jusqu’à l’intérieur de l’UDF, on a cherché à temporiser, "à apprivoiser" les nouveaux arrivants au MoDem.
Vouloir en rendre responsable François Bayrou qui pare aujourd'hui au plus pressé en validant "vite fait" des investitures dans un certain nombre de villes "pilotes" me parait bien inutile, voire injustifié.

A Seignosse, nous avions pourtant été prévenus d'avoir à travailler sur plusieurs fronts à la fois.

Complément à la note rajouté le 15/10/2007 :

Bayrou_MoDem_investitures
envoyé par buildfreedom
(...) travailler sur plusieurs fronts à la fois. ..........
........Y compris donc sur celui des investitures.

Proposition de règlement intérieur

J’ai déjà entendu dire quelque part que le Mouvement Democrate était «une chance, peut-être la dernière», d’éviter de tomber dans le grand trou noir de la médiocrité, de l’individualisme forcené et de la faillite du «tout – économique».

L’utopie du MoDem consistant à imaginer qu’une société idéale est une société sans parti, il peut paraître contradictoire que nous nous cherchions un cadre à l’intérieur duquel, il nous soit possible de faire évoluer positivement le groupe que nous formons autant que la cité dans laquelle nous nous trouvons.

Sachant que rien ne saurait être parfait, l’idéal serait alors que nous puissions inventer nos propres moyens d’auto-organisation, chacun ayant sa part de responsabilité, de lucidité et de créativité dans cette organisation.
D’où la tentative de proposer un règlement intérieur capable de fédérer les adhérents du MoDem et de se donner librement un cadre, des limites, à notre engagement : les modalités pratiques d’un travail en équipe.
On peut y réfléchir et améliorer cette proposition.

Proposition de règlement intérieur
Principes
Verbatim du 24/05/07

12.10.2007

Médecine et aménagement du territoire

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Dans le domaine de la santé aussi, les mesures coercitives envisagées par l’actuel gouvernement sont parfaitement improductives et dissuadent les étudiants en médecine de poursuivre des études qui leur interdiront d’exercer la profession libérale à laquelle ils se destinaient.
Au contraire, ils attendent des mesures incitatives et ont le mérite de soulever à leur tour une question de fond que l’on ne pourra pas évacuer d’un coup de menton :

"L'aménagement du territoire est un préalable indispensable avant d'entamer une réflexion sur l'installation des médecins". Si les jeunes médecins ne s'installent plus dans certaines régions, c'est "parce qu'il n'y a plus d'école, de postes, bref de services publics en général. On fait comment lorsqu'on a une famille?".

Pour mémoire, François Bayrou a proposé plusieurs mesures pour redynamiser la médecine en milieu rural : le développement de "cabinets de groupe" et "des bourses d'implantation", le financement des études sur le modèle des anciens IPES dans l'Education nationale.
Cette dernière solution garantissait aux étudiants, un revenu pendant une partie de leurs études, en échange de l'engagement de servir pendant dix ans dans la fonction publique.

Pour mémoire encore, cette disposition qui permet aux collectivités territoriales d’ exonérer de taxe professionnelle les médecins et auxiliaires médicaux qui s’installent dans les communes de moins de 2.000 habitants, les pertes de revenus pour ces collectivités territoriales étant compensées financièrement par l’Etat.
L’aménagement du territoire mérite que l’on ne sacrifie pas les services publics sur l’autel du manque d’imagination, du laxisme et/ou d’une rentabilité à court terme.

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